lundi, décembre 22, 2014

Kamel Daoud, Arabe sans le Savoir... chez Ruquier.

" La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est au bout du compte, son visage." ( Louis Aragon)


KAMEL DAOUD, sur un plateau télé en France, nous change agréablement d’un Yasmina Khadra, avec ses airs arrogants, frisant l’agressivité, et son étrange (pour un écrivain francophone ?) verbe incohérent au français approximatif… Bref, le maintien de K.Daoud, est digne, impassible, avec son air attentif , et son verbe concis, répondant ce qu’il faut, sans se laisser démonter par le brillant et intrépide Aymeric Caron, qui l’interpelait sur l’ Algérie, et la cause Palestinienne, selon lui, durement malmenées dans son roman « Meursault, contre-enquête » …
Je dois avouer que j’aime bien Kamel Daoud. Pour le ton intentionnellement provocateur et le style d’écriture de ses « chroniques », qui me l’ont fait classer, depuis longtemps, comme un des meilleurs journalistes algériens, ayant un vrai talent littéraire et donc promu à un bel avenir d’ écrivain !

Mais soudain, voilà que dans son premier roman, finaliste du Goncourt en France, notre chroniqueur s’éclate, en entrainant avec lui, le peuple algérien, la Palestine… et le Coran ! En effet, dans ce face-face avec les journalistes, ses réponses, sur les sujets de la religion, l'arabité, et le colonialisme, il confirme ce qu'il a écrit.
« La colonisation a été une violence… C’est une blessure qui fait partie de mon histoire »

«l'arabité est un patrimoine, c'est une culture. L'arabe, ce n'est pas une nationalité, c'est une culture, une domination, une colonisation».

«La religion est un transport collectif que je ne prends pas. J'aime aller vers Dieu à pied, s'il le faut, mais pas en voyage organisé».

Mais là où K.Daoud, semble être gêné aux entournures, c'est sur la Palestine. A cette question, sur ce pourquoi n'est-il pas solidaire avec la Palestine et Ghaza,  Kamel Daoud répond:
«Si la solidarité était au nom de la race, de l'ethnie ou la confession religieuse, je ne suis pas solidaire. Maintenant, si on revient à la Palestine comme une injustice et de colonisation, là, je suis solidaire».

Autrement dit, il prend la position de  Chalghoumi ( imam controversé de Drancy, qui déclara que "le problème Palestinien ne devrait pas concerner  les musulmans de France") ...

En effet, cette réponse exprime bien tout le souci de K.Daoud de ne pas froisser l'establishment sioniste ( grand manitou de l' octroi de récompenses littéraires, et de critiques de presse "élogieuses"!). Ne sait-il pas qu'il s'agit d' un peuple subissant plus qu'une simple colonisation, mais un nettoyage ethnique, par massacres ponctuels, intermittents! À mon sens, quand on devient un écrivain célèbre, on a des responsabilités morales envers son propre peuple et un devoir de mémoire intellectuel d’humaniste envers la Palestine, qui demeure, ne l'oublions jamais -une des tragédies les plus abominables de l’histoire contemporaine !

Cela dit, même si je ne suis pas d'accord avec ses opinions, je les respecte . Aussi, qu'il soit bien clair, qu'au delà de mes critiques sur le fond de son roman, je ne retire pas une once à la qualité de son écriture, ni à son vrai talent d’écrivain, que j’aurai toujours du plaisir à lire…

Tout cela pour dire qu’en lisant ce premier roman de Kamel Daoud, faisant le « procès » de Camus, j’ai eu le sentiment que c’était plutôt lui, qui est « l’étranger » et pas A .Camus. Car ce dernier, a eu la loyauté de s’assumer français, malgré son dilemme existentiel. Athée, A. Camus n’a pas trainé dans la boue, les religions monothéistes, ou autre foi de croyants, ni ses compatriotes français!

Enfin, K.Daoud, fallait-il que l’approbation à tout prix de cette intelligentsia française arbitraire, pro-sioniste et anti-arabe, soit pour toi plus importante que ta valeur littéraire, intellectuelle et morale envers notre (le tien, le mien) peuple algérien !?  Tu vois, finalement, le Goncourt, ils ont préféré le donner à Lydie Salvayre ( immigrée espagnole d’ origine) pour son livre écrit  sur des nazis, et sur le franquisme espagnol, en dénaturant (exprès) la langue française avec un titre débile « Pas pleurer », plutôt qu’ à toi "l’Arabe", toujours oublié, sinon réduit à un alibi des esprits "bien" pensant en France. 

 En vérité,  ce ratage du Goncourt que tu méritais d'avoir, prouve qu’ il ne sert à rien d’insulter sa race et la religion de ses ancêtres pour plaire !  Albert Camus,  en transformant un fait divers en une question humaine détachée de toute contingence, nous racontait sa réalité d' étranger dans une terre qu'il avait déjà quitté dans son imaginaire. Quant à toi, il semble que c'est plus un procès que tu te fais à toi-même, plutôt qu' à Meursot, l'assassin de l'Arabe" sans nom, de si j'ose dire, de l' Etranger Camus..
En effet, ton « mal-être », ton désaccord, comme la majorité des algériens, avec l’islamisme intégriste, et l’apathie de notre peuple, sont lancés avec des mots lapidaires, que j’ai relevés en vrac dans ton texte:
- Au sujet d'Alger. «Cette capitale grotesque qui expose ses viscères à l’air libre m’a semblé la pire insulte faite à ce crime impuni...Dieu que je déteste cette ville, son monstrueux bruit de mastication, ses odeurs de légumes pourris et d’huile rance ! Ce n’est pas une baie qu’elle a, mais une mâchoire» (p. 149)
- Les Algériens : «l’accoutrement : djellaba et claquettes», «le tapis sous l’aisselle», «cette hâte hypocrite des fidèles vers l’eau et la mauvaise foi, les ablutions et la récitation» (p. 79), «l’oisiveté de tout un cosmos devenu des c... à laver et des versets à réciter» (p. 79). Tous, «chiffonnés, négligés, sans soins, sans élégance, sans soucis d’harmonie». «La voix de l’imam qui vocifère à travers le haut-parleur» (P 79), «Leur marmaille grouillant comme des vers sur mon corps» (p.79).
La mosquée : «Un minaret hideux qui provoque l’envie de blasphème absolu en moi... Je suis tenté parfois d’y grimper, là où s’accrochent les haut-parleurs, de m’y enfermer à double tour, et d’y vociférer ma plus grande collection d’invectives et de sacrilèges...» (p.149).
Le Coran : «J’ai toujours cette impression quand j’écoute réciter le Coran. J’ai le sentiment qu’il ne s’agit pas d’un livre mais d’une dispute entre un ciel et une créature (p. 75-76) plus loin : «Je feuillette parfois leur livre à eux. LE LIVRE, et j’y retrouve d’étranges redondances, des jérémiades, des menaces et des rêveries qui me donnent l’impression d’écouter le soliloque d’un vieux gardien de nuit...» (p. 81)
.Je dois dire que ces passages, loin de m'offusquer, m'ont fait rire, comme lorsqu'on se critique "entre nous" algériens - ne dit on pas qu'"il faut laver son linge sale en famille"? Mais en songeant à certains français, racistes et islamophobes, j'avais le coeur serré à l' idée de ce "cadeau" que tu leur fait avec ce livre...

Pourtant, il semble qu' en dépit de ce tableau noir, censé plaire au lecteur français, ce livre n’a été vendu qu’à seulement 8000 exemplaires ! Comme quoi, un « arabe » le restera pour toujours, en France, quels que soient sa couleur de peau, son dialecte régional ou sa fortune, n’est pas ?

En vérité, ne peut devenir Malek Benabi, Rachid Boudjedra, Mahmoud Derviche, ou Amin Maalouf, qui veut... Eux, comme les grands écrivains et penseurs de tous les temps, ont atteint l' universel par et pour le visage de leur pays.

Il n’en reste pas moins, que si Kamel Daoud, parvient à se débarrasser de sa colère et de la 
« haine de soi », je suis sûre, que lui aussi, deviendrait un grand parmi ceux et celles, qui se respectent, en portant haut, leur don du génie créateur de l'esprit humain..

mardi, novembre 04, 2014

Algérie - 1er Novembre 1954... C'est Tous Les Jours!


En effet, c'est tous les jours que le peuple algérien doit s'en souvenir. Car, le serment du plus d' 1 million de martyrs de cette révolution, n'a pas été tout à fait respecté, sinon... galvaudé! En vérité, si le pays est bien débarrassé du joug colonial, qu'en est-il des autres carcans ( étiques, politiques, et culturels)  qui pèsent encore sur les algériens? 

 

Le martyr Larbi Ben M'hidi, avait vu juste quand il avait prédit avant de mourir: "que la lutte pour le pouvoir serait terrible."...  

Aujourd'hui, cette lutte s'est greffée sur une chaise roulante au fronton du ce pays, où le peuple est absent... Pour ma part, citoyenne libre, je n'ai de pouvoir que ma mémoire. A travers ces images de mes archives personnelles, les 60 ans remontent à la première action libératrice du joug colonial, partie de ma région natale des Aurès, puis englobant tout le territoire algérien. Femmes et hommes dans les divers maquis de mon pays, sans barbe, ni voile, ni "fetwa" d' imam affrontaient la mort. Masculin-féminin, se battaient et mourraient ensemble, pour la liberté de l'Algérie... L'identité était alors magnifiée dans le sentiment national d'appartenance à une NATION. C'est ainsi qu' hier nous étions un peuple de VAINQUEURS. 

Aujourd'hui, nous sommes vaincus par nous-mêmes, mais nous ne sommes pas pour autant innocents. Ma génération est coupable de n'avoir pas su préserver les idéaux inscrits dans le serment de nos martyrs. Nous avons accepté le (ou les) masques de Halloween couvrant le pays, et l'amnésie en guise "d'acquis patriotiques". Je ne sais si vous comprenez, l'immense tristesse que je porte en moi, face au gâchis de nos espérances, et au delà de nous-mêmes,  celles de nos enfants... Mais sans doute, mon ami Amine Maalouf le dira plus fort que moi, à travers cet extrait de son livre " les Désorientés" _  "Les vaincus sont toujours tentés de se présenter comme des victimes innocentes... Ils sont coupables d'avoir été vaincus. Coupables envers leurs peuples, coupables envers leur civilisations."    

Il n'en reste pas moins, que si le politique et le culturel, mais aussi l'économique, tributaires du "sérail" sont encore figés dans la stupeur face aux défis de ce 3e millénaire, la seule institution organisée et moderne est l' armée nationale. Grâce à elle, l' Algérie est l' un des rares pays à avoir affronté - et gagné, sans l'aide de personne ( ni Occident, ni Orient!) - le terrorisme islamique, durant les années 90, où 200 000 algériens, jeunes, vieux et enfants ont payé de leur vie! Alors respect pour nos soldats. Et, gloire à nos martyrs, parmi eux nos "Historiques" ( sans dichotomie régionaliste!) ! Avec nos hommages reconnaissants pour les vivants : nos anciens moudjahidine ( combattants de l' ALN), ceux-là mêmes, et celles qui sont restés intègres et dignes, dans le respect de leurs concitoyens à l'égard de leur probité morale. 

 Tout cela pour dire que c'est par la résistance qu' un peuple se libère de la nuit coloniale.« La résistance à l'oppression est selon la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, "un droit naturel, inaliénable et sacré de l'Homme". Qu'en est-il du droit du peuple Palestinien de résister par tous les moyens à l'occupation quasiment génocidaire d' Israël? Hélas, de nos jours, la création de tous ces cruels "djihadistes"  disparates,  spécialisés dans le chaos du monde musulman et des pays Arabes, semblent n'avoir qu' une seule fonction : celle de vider tout son sens noble et légitime la lutte palestinienne! Mais comme pour l' Algérie,  la Palestine finira par terrasser la bête, quels que soient le temps et l' heure. C'est la loi naturelle du retour de manivelle...

samedi, novembre 01, 2014

Rappel : " Arabo-berbères, Africains, Asiatiques! Bernard Henri Levy n´est pas votre Ami!!

En effet, mon appel lancé en 2011, a enfin trouvé un écho en Tunisie , qui vient de renvoyer de son territoire, ce sinistre clown sioniste!

"Cette visite est une menace à la sécurité du pays, estiment ces avocats tunisiens, qui accusent le philosophe français, sur la base de ses engagements antérieurs en Irak, en Syrie et en Libye, de mener des actions visant à déstabiliser le monde arabe et à y semer les graines de l'anarchie au profit de l'Etat d'Israël, dont il est l'un des plus fervents et inconditionnels défenseurs en France" écrit Kapitalis:  http://www.kapitalis.com/politique/25534-bhl-vient-de-quitter-tunis-a-la-demande-du-gouvernement-tunisien.html
 
Tout le monde sait que Bernard Henry Levi, philosophe du chaos et agent notoire du Mossad, appartient au club des sionistes attitrés en France, à l’instar de Marek Halter, Finkielkraut, Glucksmann, Klarsfeld et autres. Proche des néoconservateurs américains, ce faux "intellectuel" dit Botul ( ou botulus)  est connu pour être investi d’une mission, celle d’étouffer dans l’œuf toute transition démocratique pacifique dans le monde arabe. Il en aura fallu du temps, et beaucoup de sang  dans plusieurs foyers de tension, dans le monde arabe et au-delà, pour qu'on en arrive à ce rejet publique de sa visite dans un pays magrébin! Quand je pense, qu'en Algérie, il était reçu comme un "dignitaire", et qu'une des ses "protégées" algérienne devint ministre de la culture pendant 12 ans, en plus d'être le mentor d' un homme politique : Said Saadi... et d'autres   "faux" démocrates algériens, j'en ai encore la nausée !


Et maintenant, place à la relecture de mon article " pionnier" sur cette question..

6/07/2011
Réveillez-vous!! Comment peut-on s`allier et applaudir un sioniste aussi radical, qui a justifié le massacre de Gaza par Israël, et l`occupation de la Palestine???
Il faut diffuser, diffuser, et répéter tout ce qui doit être dit sur un des êtres les plus malfaisants dans le monde de la littérature, et dans la machine de guerre engagée par ceux qui appuient Israël dans tous ses crimes envers les Palestiniens et les arabes!
***
Si on ne peut lire en arabe, le texte qui suit mon article, le choc des images, vous en dira autant!


Quand je pense que dans les années 90, je me suis laissée tromper par son militantisme en faveur des bosniaques musulmans. Et que dans ma naïveté, j`avais accepté son offre, de participer à l`édition de sa revue "La règle du jeu", en écrivant un texte sur "les intellectuel-les engagés"... je n´en ai pas honte, mais j´ai appris la leçon sur les apparences trompeuses de ceux "qui nous veulent du bien"... Comme ce qui se passe maintenant, avec ces pathétiques "rebelles" libyens manipulés par les talmudistes de l`Apocalypse sioniste!

BHL est une espèce de « bombe H lévite », dont l'énergie principale provient de la fusion de noyaux légers : comme la frivolité mondaine, la mégalomanie, la rapacité au gain et le goût du clinquant, alliés à son ambition frisant la folie. "Tsahalisé" pour devenir leur chantre de l`action psychologique dans le monde en général, et en particulier les pays arabo-musulmans, il est capable de baiser la main d`un imam pour arriver à ses fins (observez les bédouins libyens béats devant lui) … Il est en somme tel un lycanthrope, qui sous une apparence humaine, est capable de se transformer en prédateur intellectuel, pour semer la mort (guerre fratricide en Libye) - s´il le faut, afin de servir les intérêts immédiats ou lointains, de ses géniteurs de la secte sioniste !
Lycanthrope ou missile humain, il n´a de mission, que celle de diviser, voire occuper le terrain dans le monde musulman ou arabe, au gré des dindons, ces idiots utiles, qu`il parvient à corrompre, par la flatterie d`une médiatisation parisienne … C´est ainsi, que d`Afghanistan, en Libye, il a pu défricher le chemin à Israël, afin qu`il puisse contrôler, sinon manipuler à son aise, des régions qui lui étaient jadis inaccessibles. En Algérie, étant son pays d´origine, et les kabyles, selon lui, ses frères de sang (puisque la thèse de la judaïté des berbères est savamment distillée, et semble prendre dans l`esprit de certains gogos algériens !) - ses taupes ne se comptent plus, elles vont des rangs du RCD de S.Saadi, aux sphères du gouvernement…
En Syrie, son frère d`armes, Marek Halter a déjà fait le travail (lire mon article " Halter, le collectionneur des têtes arabes" - 6/07/ 07 ). Cependant, il faut dire, qu´au-delà de leur activisme de l`in-humanitaire pour semer la disgrâce dans les pays arabes et musulmans, ils portent en eux, le malheur. Effet de sorcellerie kabbalistique, ou mauvais œil, (sinon, punition divine sur ceux qui se fient à eux ?) - il est clair qu`ils portent inévitablement, la « chkoumoune » à la proie qu`ils arrivent à capturer dans leurs griffes… Massoud, Abu Ammar (Arafat), (qui eut plusieurs visites du maléfique Marek Halter) --- les rebelles libyens qui termineront par s´entretuer comme en Irak, s´ils ont un jour le pouvoir. En Algérie?? … Qui vivra verra ce qu`il adviendra à leurs potiches…
Et, maintenant, promenez doucement vos regards, sur ces images pour comprendre, que ce philosophe de la haine et des complots de guerre est l`ennemi féroce de la paix. Mais encore, il est tout entier, une pathologie mentale des plus nuisibles que l`intellect humain ait pu jamais dégénérer à ce point de son agitation compulsive, pour le profit de l`axe du mal, qui déjà compte à son actif des millions d`arabes qui ont péri sous les bombardements. 

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mardi, octobre 28, 2014

"Ce qui me réjouit ici-bas...

 Vive LES résistances!... au milieu de ce chaos humain qui me brise l'âme, c'est la rentrée scolaire dans le petit village de Beit Lahia, à Gaza, après les bombardements.  Tous ces enfants qui affrontent vaillamment cette tragédie innommable subjuguent et ravissent des larmes d'émotion.

Cette rentrée à Gaza compte des absents, des morts et des blessés parmi les élèves et les professeurs, il y a des nouveaux veufs, de nouvelles veuves et de nouveaux orphelins le regard désespérément vide. Il y a les nouveaux enfants réfugiés aussi frêles que des oisillons sous la pluie, encore sonnés d'êtres miraculés du bombardement de leur nid qu'ils croyaient douillet à force de baisers de leurs parents.

"Est-cela la vie?" se demande l'oisillon regardant hagard les adultes ramasser dans les décombres de son nid des petits moreaux de ses parents pulvérisés, de son grand frère broyé et de sa petite sœur déchiquetée, tout en lui disant de ne pas pleurer, d'être courageux, que c'est un miracle qu'on l'ait sorti vivant des décombres, que tout ira bien maintenant... Mais qui leur a dit que l'oisillon voulait sortir vivant, orphelin et séparé des siens par le tombeau? Est-cela la vie? Une seule larme d'enfant est un crime contre l'humanité toute entière, alors à Gaza...

Mais ils sont tous là, à l'école, debout et souriants, jouant en riant franchement dans la rue encore pleine de débris dès qu’apparaît un simple ballon pour la récréation. Enfants-Anges blessés mais ignorant tout de ce qui se passe dans le monde des hommes, arborant des sourires aussi insolents qu'innocents après 50 jours de carnage barbare, se rendant simplement à l'école pour apprendre et revoir les amis, comme avant...

Écoliers modèles, la raie sur le côté pour les garçons, des fleurs et des brillants dans les cheveux des petites filles belles comme des cœurs, les vêtements impeccablement repassés par des mères, des sœurs ou des voisines aimantes, tous propres et fiers de résister par la vie et l'entraide dans l'étude au milieu du chaos. Cette rentrée scolaire 2014 est la fierté éclatante et la preuve vivante de la résistance et de la la victoire palestinienne!

Ce qui me réjouis ici-bas au milieu de la haine, de la mort et du chaos, c'est "la résistance de la vie," c'est la victoire inexorable de la vie. Ce sont les fleurs qui repoussent dans la prairie ou dans les cheveux des enfants après l'injure de la bataille. Ce qui me réjouit plus que tout au milieu même de l'enfer du chaos et les bombes, c'est la grandeur de la femme palestinienne! Héroïne antique protégeant ses enfants au milieu d'un nouvel holocauste commis en terre sainte par des nazis européens soi-disant descendants du peuple juif! Mère stoïque embrassant une dernière fois son jeune fils qui monte au front contre une armée diabolique, épouse fière qui refuse de quitter sa maison sous la menace de la mort, fille modèle secourant les voisins sous le feu.

Femme palestinienne protégeant chaque enfant comme le sien et la terre sainte et sacrée au prix de sa vie, mourant déchiquetée debout s'il le faut, martyre du nihilisme d'un camp de la mort néo-nazi dont elle ne peut s'échapper. Ô femme, ce qui me réjouit n'est pas ton joug indicible mais ta résistance morale et physique, comme le gravier qu'on n'écrase pas sous le talon, comme un diamant qui ne brûle pas même au milieu de l'enfer.

Ô Palestinienne pleurant et vomissant autant de sang que de larmes contre la lâcheté de l'humanité toute entière, désespérément seule, mais ne cédant rien, pas un pouce de terrain ni une once d'honneur. Et te relevant maintenant, immortelle et victorieuse, pour ré-ouvrir immédiatement les écoles et reprendre l’initiative et l'offensive de la vie! Ô palestinienne, qui t'a enseigné cela, qui te tient debout malgré la tempête si ce n'est Dieu Lui-même?

Quel courage et quelle force sont supérieurs à celui de ces femmes là ? Quel soldat de quelle armée arrive à la cheville de la femme palestinienne? Quoi? Ne voyez-vous pas qu'Israël a replié et que les écoles sont ouvertes?

Mais ce petit hommage au peuple palestinien, à ses enfants angéliques et à ses héroïnes vivantes, ne peut se conclure sans sonner les trompettes de la gloire de leurs hommes. car seul des géants méritent de telles femmes!

Devant l'histoire, seuls eux aussi, inférieurs en nombre et en moyens, encerclés et sous un déluge de technologies, de fers et de feux, ils ont de nouveau repoussé le diable et infligé une imprévisible et sévère défaite à ses serviteurs israéliens. Roquettes artisanales contre bombardiers et cuirassés lourds, mitraillettes illusoires contre plusieurs divisions de chars d'assaut, tunnels creusés à la main contre hélicoptères de combat, civils contre militaires, ils ont encaissé plus de 2 000 bombardements, ont résisté au corps à corps contre des divisions soi-disant d'élites de l'armée israélienne, puis les ont culbuté, laissant l'adversaire prostré dans ses chars et sa technologie mortelle, qui ne leur ont rien apporté contre ces géants. Humbles paysans et pêcheurs, petits fonctionnaires et professeur des écoles entrés en guérilla et devenus seigneurs de guerre par la force des choses. Moines-soldats aimant la mort comme leurs adversaires aiment la vie, nul n'en viendra jamais à bout. Que chacun qui se croit un homme recule et baisse la tête par respect quand un palestinien, même en guenille, passe devant lui. Mille d'entre eux, dont le martyr de cinq cent, ont fait reculer l'armada d'Israël soutenue par l'OTAN et l'Europe toute entière.

Mille d'entre eux dont cinq cent martyrs ont fait reculer l'armada d'Israël! Par Dieu je jure que Khalil Ibn Al-Walid et le prophète lui-même, paix et bénédiction sur eux, s'entouraient de tels combattants hommes et femmes dans l'épreuve surhumaine de la fondation de l'Islam au milieu du chaos. Une armée de moines en prière la nuit, et de lions indomptables et victorieux le jour quelque soit le nombre et la force toujours supérieurs de l'ennemi.

Et à chacun ses soutiens, mais les femmes palestiniennes se sont révélées plus décisives au cœur de la bataille que les milliards de l'OTAN! Ce n'est pas une question de richesse, de nombre et d'armement, c'est une question de degré de foi et de courage physique. A ce double étalon, les hommes palestiniens, et leurs femmes, sont les plus grands guerriers de notre époque. Des géants.

A chaque mal, le Coran indique que Dieu propage un bien en antidote. Il faut croire qu'à la mortelle "Nakba", la première "épuration ethnique" d'Israël en 1948, Dieu ait répondu en offrant Sa main de velours et Son gant de fer au peuple palestinien; peuple insolemment doux et généreux pour l'ami, mais intraitable et invincible depuis bientôt 70 ans quel que soit l'ennemi, Israël, l'OTAN ou le diable lui-même.

Les forces engagées ont beau être mille fois disproportionnées, c'est le peuple palestinien qui gagne chaque journée où il n'est pas expulsé de la terre sainte, et ses écoles ouvertes. La bataille commencée en 1948 n'est pas terminé, loin de là... Le projet colonial Israël est un échec pattant du fait de la résistance historique des palestiniens et des palestiniennes.

Et ce n'est pas par hasard si des eschatologues musulmans situent justement la défaite du "Dajjal", l'antichrist, à Gaza. Le guerrier palestinien est de fait le mieux préparé militairement et spirituellement, le plus fort et le plus noble pour cette tâche. C'est à Gaza que Sidna Issa, paix et bénédiction sur lui, tuera le Dajjal d'un coup de lance. Gloire et honneur au résistant palestinien, c'est parce que le diable s'est imposé par les armes à Jérusalem que l'antique peuple palestinien subit un martyr incroyable digne de la barbarie des croisades ou des camps de concentration nazis, mais justement, c'est parce qu'il est confronté a ce voisin aussi incorruptible qu'inébranlable, que le diable va le payer très cher!

Pardon, et merci aux hommes palestiniens pour cette leçon de courage et de foi en l'au-delà. Pardon, et merci aux femmes palestiniennes pour cette leçon de courage et d'amour du prochain. Pardon, et merci aux oisillons palestiniens pour cette leçon de courage et vos mille et un sourires à la vie. Pardon pour nos lâchetés individuelles et collectives, merci pour votre courage exemplaire à tous, vive la Palestine, gloire à ses combattants, honneur à son peuple, et vive la résistance! "

Vincent Després Levard Abdallah abu Salam
 http://www.alterinfo.net/Vive-LES-resistances_a107479.html?com#com_4317072

lundi, août 25, 2014

France. Un Seul Homme Politique Paraît...

  Et soudain l'Hexagone  est dé-sionisé et dé-CRIFé! Il faut l'écouter pour croire que le courage moral ( face aux crimes de guerre d' Israël) - est encore possible chez les politiques français. Comme jadis, quand la France, pleine de sagesse et de raison, soutenait la cause Palestinienne et lui donnait un espace d'expression... Une France telle qu'on l'aime.  Pays des libertés et des droits de l' Homme, de Voltaire à Sartre et jusqu'à Stéphane Hessel, l' Abbé Pierre,  Edgar Morin, Régis Debray, Rony Brauman... qui nous font espérer que cet Israël là, selon les mots du Général de Gaulle: " dominateur et arrogant", ne réussira pas  à enténébrer l'esprit et l' âme de tous les français.