mardi, avril 16, 2013

Tout Sur L’Emir du Qatar


 Défis, Soumission… et Flash-back ! 
                                                       « Moi contre mon frère. Moi et mon frère contre notre voisin. Moi, mon frère et notre voisin contre les voisins. Nous tous contre l'étranger. »  (Dicton bédouin)

Hamad Ben Khalifa Al Thani, en personne est désormais synonyme du destin qatari ! La carte elle-même épouse la silhouette imposante de l’Emir. Presqu’île (de 11 500 km2) pas plus grande que la wilaya de Khenchela en Algérie,   elle se dresse  telle une protubérance sur le Golfe Arabo-Persique, défiant à la fois, l’Arabie Saoudite et Bahreïn  par derrière, et l’Iran qui lui fait face. Lui, c’est l’antithèse du proverbe bédouin. Contre le père, le frère, le voisin, puis les voisins, mais serré tout contre l’étranger, il se recrée dans le défi, à contre courant de sa propre image.  

1-   Défis constructifs

Un des enseignements de l’Islam, proposé aux croyants, est l’effort personnel contre ses démons intérieurs, à travers l’Istijhad (le « grand Jihad » pour perfectionner tout ce qui est créé, que ce soit lui-même ou le monde. S’améliorer et améliorer la société : par le cœur, par la langue, par la main tel est le grand combat spirituel , éthique et progressiste qui prime le Petit Jihad, par l’ épée, qui ne concerne que la guerre, de défense et pas son contraire. 

C’est dans ce sens, que les succès du Qatar dans le domaine de son propre développement et son impact financier sur la scène internationale, sont louables. Louanges d’ autant plus méritées, que ce micro-état, à l’image de ses voisins du « Khalij », n’ayant pour unique ressource que les hydrocarbures dans des terres lilliputiennes, arides, peuplées de populations à peine éduquées,  a consacré, la manne financière au service de l’avenir, en préparant lentement, mais sûrement l’après pétrole. C’est ainsi que dans le désert, ils ont crée des jardins, construit des écoles, des universités, des hôpitaux, des bibliothèques, des musées, jusqu’à la haute technologie, pour arriver au niveau des pays développés.

Songeant à mon pays l’Algérie, qui possède autant de richesse, sinon plus, que le Qatar, et la chance d’avoir un immense territoire fertile, je trouvais les qatariens chanceux d’avoir un tel homme audacieux à la tête de leur pays.   

Mon sentiment était sincère. Tout comme, jadis j’admirais la modernisation et le progrès de l’Arabie- saoudite, les Emirats-Unis, le Koweït, que j’avais connus – archaïques à la fin des années 60,  et retrouvés en plein essor, vingt ans après – en ce IIIe millénaire, j’étais heureuse que le peuple qatarien  connaisse aussi son moment de gloire économique. C’était d’ autant plus réjouissant, que le petit Qatar  devenait une espèce de « veau d’or » devant qui, des leaders européens, avec leurs envoyés « spéciaux », leurs industriels et hommes d’affaires affamés par la « crise », faisaient des ronds-de jambes. Aussi, regarder l’émir promener sa dégaine de bédouin sans complexes dans la « cour des grands » était comme une de revanche sur l’islamophobie et le mépris de l’Arabe dans la paranoïa identitaire de l’Occident

  
Tout cela, ajouté au spectacle surréaliste de la ravissante Cheikha Moza, hier encore portant le tchador, poser majestueusement en veste et bicorne traditionnels de l'Institut de France,  recevant l'épée d'académicien des mains du Secrétaire perpétuel, sous les tambours de la garde républicaine ! Plus de « chocs des cultures »… sinon des noces dignes d’un conte de fées ! Et je riais des superlatifs dithyrambiques sur le « génie du « roi » du Qatar », la « grâce féerique » de la « reine Moza », roucoulés par les médias sérieux et la presse « People » de l’Occident, en me souvenant du Shah d’ Iran et Farah Diba, sous la même adulation parisienne…  Et souriais en pensant à un proverbe algérien : « L'argent fait un chemin dans la mer »… Ici fini le conte de fée, et commence la « mère » de toutes les soumissions,

-       2- Soumission contre gloriole  Comme  Pétrole contre nourriture*
                                                            «  Et ce que l’on faisait autrefois pour l’amour de Dieu, on le fait maintenant pour l’amour de l’argent, c’est-à-dire pour l’amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience.»  Nietzsche

  Soudain le masque tombe, le roi est nu ! Mon sourire s’est figé dans l’horreur, désormais fixée dans ma rétine En effet, l’amertume, sinon l’épouvante a succédé à notre enthousiasme pour ce que l’on croyait être le «printemps arabe » de 2011. C’était le chaos.  

Ces révoltes populaires avec leurs lots de morts, de casse, animées par un réactionnaire, tel Youssef el Qaradawi, et par le sioniste Bernard.H.Lévy, pour renverser les dictateurs en Tunisie et en Egypte, apparaissaient comme une préparation des esprits à l’horreur pétrifiante qui allait se dérouler en  Libye ! Ensuite le carnage suivra en Syrie…Il ne s'agit pas d' être pour ou contre un dictateur, mais de désavouer absolument une guerre civile ravageant des vies humaines, les structures vitales de son pays, sous prétexte d'en finir avec un tyran! 

Chez nous en Algérie, le danger devenait proche, le Sahel   La prise d’otages massive In- Amenas (Tiguentourine) dans le Sahara. L'Algérie la déstabilisation du pays avait commencé par le financement des partis islamistes en lice pour accaparer le pouvoir 
Parallèlement à l’engrenage programmé du chaos de ces sociétés, des fatwas lugubres, s’élevant tel un chœur de muezzins pris de folie, appelaient  à l’assassinat de Kaddhafi, de Bashar al Assad, des élites religieuses, intellectuelles et politiques de ces pays, rendaient licites la destruction des églises, des mausolées de musulmans, de mariages temporaires avec des fillettes (notamment à Alep, ville où la beauté des femmes et un fantasme arabe connu..).


Et derrière chaque escalade vers  l'annihilation d’un pays,  le nom de l’émir du Qatar, apparaissait, tel un ogre s’apprêtant à dévorer tous les pays arabes!


  Même el Jazeera, cette chaîne privilégiée du monde arabe, se révélait aussi fausse qu’un décor de carton-pâte ! Une « télé internationale Arabe »  dont rêvaient les foules arabes, tant frustrées par la partialité des médias occidentaux, jointe à la médiocrité intellectuelle et la langue de bois politique de leurs médias aux ordres ! Et qui nous avaient  tenue en haleine par ses reportages en direct d’Afghanistan avec ses scoops sur Ben-Laden, ainsi que sa couverture magistrale sur l’attaque du monstre Israël contre Gaza. On l’aimait bien cette Al Jazeera là. Aujourd’hui elle n’est plus crédible. A l’image de son émir, cette CNN de palais, s’est dévoilée à l’aune du « printemps arabe », dans une partialité malhonnête, allant jusqu’ aux appels au meurtre éructés par son imam de service, le belliciste Youssef al Qaradawi. 

Subitement, c’était le monde à l’envers… celui des arabes et musulmans désormais  livrés à qui paie le plus, pour les faire s’entretuer plus, au profit du Grand Israël !

Ainsi, celui que les médias "mainstream" ont sacré « « Son Altesse Sérénissime Hamad Ben Khalifa Al-Thani », et parfois, même «  Empereur », ne se voit-il plus régnant  sur  1,9 million d'habitants dont 80 % se compose d'étrangers, mais suzerain du monde arabe* ?!

Le rêve de voir un pays arabe se développer et gagner sa puissance économique sans vendre son âme au diable, est-il finalement une utopie ? Une déception dans le genre de ce proverbe amère de mon pays : «  echeikh elli ktna3na fih ennya, choufnah fe tbarna yesker » - (le cheikh en qui nous avons déposé notre confiance, on la trouvé dans un bar entrain de s’enivrer)…   

Nasser, Boumediene, Arafat, le roi Fayçal Al Saoud, ne se répèteront donc plus jamais dans l’histoire du monde arabe ! 
  
D’où que tu te retournes, il n’y a que des marionnettes présumées leaders arabes, et ou musulmans. Même Obama avec son « we can » a bien trompé son monde. Le sien et celui des palestiniens. Peuple américain et palestinien soumis à Israël. Les premiers abrutis par leurs médias, et appauvris par toutes les guerres au nom d’Israël, les autres, opprimés par Israël, sous le joug de l’Ordre International de l’Injustice, euro-américain. 

L’émir lui, ne se cache plus pour témoigner son allégeance à Israël, ni pour cracher sur la blessure ouverte de la Palestine dans le cœur du monde arabo-musulman, comme il l’a dit, lors de la 4e conférence sur la démocratie et le libre-échange à Doha : «Les racines des problèmes du monde arabe n’ont rien à voir avec le problème palestinien ni avec la colonisation. Ce sont des excuses invoquées pour retarder les réformes qui n’ont que trop tardé».*

Alors, une fois de plus, regardons le cauchemar en face. Ce n’est plus, semble-t-il,  le bon émir qui cherchait pour son pays, une place au firmament mondial de l’économie, mais le démarcheur  du «Grand Moyen-Orient et Maghreb arabe» du plan sioniste, initié par le gouvernement de George W. Bush au début de l’année 2004 et repris par Barack Obama. Plus « d’interventions humanitaires » sacrifiant la vie des boys et l’économie américaine !  Cette fois, par  la méthode du « Backdoor » des illuminés de la Brooking Institution, dont le Think tank veille à Doha, le « remodelage » va se sculpter par les mains avides d’un émir. En clair,  la « guerre au terrorisme » sera par ces « terroristes qui  adorent  la mort »,  ou ne sera pas.Et avec l’argent du Qatar.

Le show peut continuer, OTAN en emporte le sang, du levant au soleil couchant musulman!

C’est ainsi que l’émir,  une fois devenu une  « puissance tentaculaire dans le monde »  va  jouer un rôle et son contraire. Médiations, ingérences. Qatar terre d’asile dorée de "l'émir" du FIS ( Front islamique du Salut)  algérien,  argent coulant à flot pour tout ce qui promet de faire voler son pays en éclat. Les protégés de l' émir doivent être  de préférence  d’obédience « frères musulmans », avec eux,  les Talibans auront pignon sur rue, dans ce nouveau Qatar " exemple de modernité et de progrès", chanté par les médias occidentaux..   

Je n'ai rien contre le fait d'accueillir des exilés politiques, mais quand il s'agit de les organiser en armés "rebelles" pour semer l'enfer dans la vie des peuples innocents, c'est abject!  Rien donc, n'est "innocent" dans les largesses de l' émir. Tout semble calculé pour des buts de déstabilisation de l' autre, comme on l'a vu, lorsque  pour se venger des saoudiens, il accueillera un de leurs célèbres détracteurs : Tarik Ramadhan comme directeur  du Centre de recherche pour la Législation Islamique et l’Ethique (CILE).  Personnellement je trouve ce brillant intellectuel digne d' être honoré de la sorte, mais quand même on sait bien, que rien n'est donné pour rien...    

Mais le pire va suivre avec la mort de milliers de musulmans de Tunisie, Egypte, Libye, Yémen, Syrie, Sahel, In-Amenas, simples citoyens, cadres, élites, et djihadistes manipulés inclus,  vont souiller désormais de leur sang  l’empire financier de l’ émir. Le tout résumé à travers ces deux extraits d’articles. 

*«Le chef d'état-major du Qatar, le général Hamad ben Ali al-Attiya, a notamment indiqué   que des centaines de soldats qataris ont participé aux opérations militaires en Libye aux côtés des ex-rebelles »  
   
Mais aussi, dans son édition du mercredi 6 juin 2012*, le Canard Enchaîné  affirme que « l'émirat du Qatar serait un soutien financier de poids pour les différents groupes islamistes qui ont pris le contrôle au Mali ».   

Et Jeune Afrique* : «  Selon l'ONU, les combattants tunisiens en Syrie seraient au nombre de 3 500 et constitueraient 40 % des effectifs djihadistes. Même des handicapés moteurs auraient été enrôlés, ainsi que des jeunes femmes. Selon Abou Koussay, de retour de Syrie, treize jeunes Tunisiennes ont été endoctrinées pour mener le « jihad de nikah », qui revient à satisfaire les désirs sexuels des combattants ».  

Quel gâchis !  Cet homme là, aurait pu gagner le cœur de tous les arabes, et musulmans et mériter une réputation plus digne dans la puissance financière mondiale,  au lieu de pratiquer l’ingérence en profitant de sa richesse pour déstabiliser des pays frères, jusqu’à les amener à l’atrocité de la fitna et la barbarie des morts fratricides.  

Finalement ses ennemis, ne sont pas à l’extérieur du Qatar, mais près de lui -  ses conseillers qui le regardent détruire ce qu’il a bâti pour son peuple, et pour sa postérité! 


  3- Flash-back sur l'ascension de l’émir
Qui est-il ? Un Dr Jekill pour les Occidentaux, et Mr Hyde pour les Arabes ? 
 Ou les deux à la fois, pour tout le monde ? Un homme qui a trahi une fois (son propre père) trahira toujours? Mais ne jugeons trop vite sur les apparences,  faisons comme disait Malraux : 
 « La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache. ».

C’est ainsi que je l' ai vu le première fois, pratiquement « caché » derrière des personnalités des pays du Golfe !  
 C’était lors d’une réception diplomatique en l’honneur de la visite d’un chef-d’ Etat arabe au Royaume-Uni. En ce jour de la fin des années 80,  si on m’avait dit que ce Cheikh corpulent tenant serré contre lui les pans de sa abaya immaculée, en attendant avec déférence son tour pour saluer l’hôte de marque,  – allait un jour, devenir la star de toutes les agoras médiatiques du monde occidental, je ne l’aurai pas cru !!

 Il était bien  l’héritier du Cheikh régnant du Qatar, mais perdu, inconnu derrière les officiels des Emirats, et des « vedettes » médiatiques de cette époque, dont les plus connus était le Cheikh Zaki Yamani, le ministre saoudien du Pétrole et des Ressources minérales. Une réputation internationale. Et le discret et néanmoins plein de classe, l'érudit  Prince Fayçal ben Saoud, ministre des affaires étrangères de l' Arabie saoudite,  qui tous deux, faisaient alors palpiter les  médias occidentaux.

En ce temps-là, j’avais commencé à compiler des notes sur le monde arabe et musulman en prévision de la rédaction de mon livre. Entre autres sources relatives à cette recherche, j’avais et encore aujourd’hui, des relations avec des parentes, (en place ou exilées)  de certains leaders dirigeants du monde arabe.  Par respect de la vie privée des personnes, quel que soit leur statut  je ne mentionnerai rien d’autre, que ce qui pourra aider à mieux comprendre, un personnage aussi controversé que l’émir du Qatar.
  
Une des choses que j’ai apprises à son sujet,  était l’autoritarisme du caractère du père envers ses enfants, et plus particulièrement son deuxième fils, l’impétueux Hamad, qui n’était pas très porté sur les études…   Exclusif et possessif, il supportait difficilement  la prépondérance du rang  dans le clan familial, de son demi-frère aîné. Celui, ci,  Abdelaziz ben Khalifa ben Hamad Al-Thani*, (1948, ministre du pétrole et des finances 1972-1991), sociable et dynamique, bon orateur et honnête, avait notamment comme son père, une conception plus diplomatique que guerrière dans leurs relations politiques avec leurs voisins… particulièrement  l’Arabie Saoudite, qui lorgnait certains bouts de leur minuscule territoire.  

Aussi, la légende « du douanier anglais qui demande au jeune émir : «  où se trouve le Qatar », a t-elle bien fait rire, une de ses proches parentes à qui je demandais si cette histoire est authentique ! En effet cette blague inventée par son marketing d’image, est grotesque, sachant le jeune  prince qu’il était durant ses études en Angleterre,  avait sûrement un passeport diplomatique, ce qui exclut ce genre de réflexion ! Par ailleurs, c’est plutôt avec avec les américains, ignorants du reste du monde, que généralement les arabes et africains affrontent ce genre question bête. Les anglais, eux, connaissent « par cœur » leurs anciennes possessions coloniales, et particulièrement le moindre des petits émirats du Golfe, et par conséquent ne se hasarderaient jamais à faire preuve d’ autant d’ignorance.    

 En vérité,  pour le jeune Hamad, les complexes de « grandeur » pour dire l’ambition revancharde, n’ ont pas commencé avec un « douanier anglais », mais  à l’ ombre d’ un père dominateur,  et d'un demi frère aîné ( Abdelaziz) rival potentiel, ainsi que de l' Arabie saoudite ( ancien maître du Qatar), en plein essor politique. 


Le  père  Cheikh Khalifa ben Hamad ben Abdullah ben Jassim ben Muhammad Al Thani, (né en 1932), a été le premier, parmi les  Cheikhs régnants qui l’ont précédés -  à prendre le pouvoir en destituant son cousin, Cheikh Ahmad ben Ali Al Thani (1960-1972) - qui n'avait que 52 ans, et à changer ainsi, la lignée héréditaire du pouvoir.


Pour rendre à chacun le mérite qui lui est dû,( qui est justement l' objet de cet article)
  il faut dire, que c’est avec le cousin, issu du père fondateur de l’émirat, à savoir  le Cheikh Ahmad ben Ali que commença de fait, la découverte et l’exploitation des gisements de pétrole, ainsi que l’embryon de la modernisation du système d’administration de l’Etat.  C’est ainsi que des ministères furent crées, dont celui des finances, et la nomination de Cheikh Khalifa (père de Hamed) comme Premier Ministre. Ce dernier, peu à peu prit de l’ascendant sur les affaires du pays, et fini par chasser son cousin du pouvoir en le renvoyant en exil, à Dubaï, que le pauvre Ahmad abandonna pour aller mourir à Londres en 1977, (année du mariage de l’actuel émir avec Moza)…

Cependant, contrairement à la légende «d’émir conservateur »,  le papa  Cheikh Khalifa, était au contraire  pétrit d’un esprit  entreprenant, innovateur, et une volonté d’aller de l’avant pour moderniser son pays, afin ne plus rester à la traîne des voisins des émirats- unis, et surtout l’Arabie Saoudite qui se développait et prenait de l’importance  sur la scène internationale.

Il se mit au travail pour réorganiser le gouvernement,  en nommant un ministre des affaires étrangères, établit des  relations diplomatiques avec l’Union soviétique en 1988, et la Chine. Tout cela en construisant une base industrielle afin de réduire la dépendance du pays au secteur pétrolier. Et l’année où il est renversé par son fils, il laisse un émirat prospère avec un des revenus les plus élevés per capita dans le monde.

Homme, prudent, marqué par les conflits territoriaux avec le Bahreïn (ancien occupant de la partie Nord du Qatar) et les litiges avec de l’Arabie Saoudite au sujet des îles les plus stratégiques riches réserves pétrolières potentielles,  il avait prit le soin de  renouer les relations diplomatiques avec l’ Irak et  l’Iran. Tel un funambule, il n’eut de cesse à ménager la chèvre et le chou, afin de préserver son pays, des convoitises de ses voisins. Durant la première guerre du Golfe, en 1991, Cheikh Khalifa, va autoriser  les Etats-Unis à opérer depuis son territoire pour lutter contre les forces irakiennes qui avaient envahi le Koweït,  mais il s’oppose à la chute de Saddam Hussein, qui pour lui, représentait un rempart contre l’expansion de l’Iran chiite. Ses conversations avec son fils, alors ministre de la défense, étaient houleuses sur ce sujet. Et le père prédisait, que si Saddam Hussein était renversé, ni l’Arabie Saoudite, ni aucun des émirats du Golfe ne dormiraient tranquilles !      
  
Mais son fils, Hamad,  formé à l'Académie royale militaire de Sandhurst,  et choisi finalement au détriment du frère aîné Abdelaziz,  comme prince héritier et ministre de la défense, se fichait bien de l’Irak et l’Iran, il n’était obsédé que par l’hégémonie de l’Arabie Saoudite  sur les pays du Golfe ! Car, Il n’oubliait pas la prétention des saoudiens sur  le sud du Qatar, et leurs visées sur  Khor-al-Udeid (d’ailleurs, c’est non loin de là, qu’il a choisi l’emplacement  de la station américaine  de la Base Al-Udeid – qui  est le poste avancé du CENTCOM ( Commandement central américain ). Il gardait aussi en mémoire  le dernier conflit territorial qui les a opposé une fois de plus, le 30 septembre 1992 à Al Khofous,  faisant plusieurs  morts, (par la faute, dit-on,  de Hamad, qui choisi la manière forte pour résoudre le problème, au lieu d’écouter son père qui préférait négocier à l’amiable).

Le ressentiment de Hamad, envers la monarchie saoudienne, était d’ autant vif, qu’ en plus d’être la première de la péninsule,  avec ses plus de 200.000 soldats, l’Arabie Saoudite s’étend sur un territoire qui fait 2 149 690 km² -(le deuxième,  après  l’Algérie : 2 381 743 km2, des pays du monde arabe) et 30 millions d’habitants… Dans ce contexte, le  jeune Hamad, ne songeait qu’aux moyens de rendre le Qatar suffisamment armé pour assurer sa puissance dans la région, et traiter d’égal à égal avec les orgueilleux monarques saoudiens. Surtout qu' à cette époque, il avait affaire au roi Fahd, autoritaire et ferme, et donc, autrement moins flexible et accommodant que l'actuel toujours souriant roi Abdallah! 

Grâce à l’aval de son père, Hamad a déjà effectué  un vaste programme pour moderniser  l’armée du Qatar en créant de nouvelles unités en son sein ; il a renouvelé tout l’arsenal militaire, augmenté le recrutement  de la main-d’œuvre en veillant à sa formation. L’armée, c’est lui ! Hamad rêve d’un Qatar puissance régionale, voire d’un « Khalifat »  sunnite, virtuel, du Golfe à Tamanrasset !!  Au contraire de son père, attaché à son modèle « suisse », ou celui de Brunei,  pour faire du pays, un havre de paix, moderne et prospère,  quitte à placer sa sécurité sous l’ aile de l’ Occident, mais à des conditions de non-alignement belliqueux.    

Décidément, tout sépare le père et le fils ! Le clivage entre eux, s’est encore accentué depuis les noces de Hamad avec Moza. Ce fut le choix insistant du père, pour venir à bout de son adversaire politique, Nasser Al Missned, qui clame publiquement, que les richesses du pays devraient être équitablement partagées dans le pays, et que l’émir Khalifa a usurpé de vile manière le pouvoir de son cousin, qui  lui, représentait la lignée directe du père fondateur de l’émirat ! Il fut jeté en prison, puis exilé. Ensuite, pour monnayer son retour au pays, il y eut des transactions de « réconciliation » entre les deux familles, qui ont abouti à ce mariage, qui finira par distancier Hamad de son père… Ce dernier devait certainement penser à ce verset du Coran : « Inna kaydahunna 3adhim! » ((Sourate Yusuf, 28)    « C'est bien de votre ruse de femmes ! ».

Je laisse le chapitre de Cheikha Moza, au prochain volet de la trilogie Qatarienne, pour aborder les principaux défis de Hamad, qui ne sont pas ce que l’on croit, ou que font croire,  les analystes et médias occidentaux, passablement obnubilés par les milliards et les investissements boulimiques de l’Emir !    

Chez notre « héros » du jour, atteindre la réalisation de ses « rêves », fut un long travail de réflexion et d’organisation. Bien qu'il semble le nier, je rappelle encore que c'est son père qui fut le premier à poser les jalons de la modernisation du pays, de sa sécurité et  du développement d’une économie diversifiée capable de survivre à l’après-pétrole, mais tout cela dans la recherche constante du dialogue et de la paix avec les pays voisins tels l’Arabie Saoudite, l’Irak, et l’Iran. Or,  Hamad, devenu ministre de la défense et officiellement prince héritier, voilà que  le pouvoir le rendait avide, égoïste et prétentieux. Il avait réussit à évincer son frère aîné du titre de prince héritier, maintenant, c’était le tour de son géniteur. Le 27 juin 1995, il destitue son père parti se soigner en Suisse.

Prévenant le courroux vengeur de son père contre l’humiliation de sa trahison,  Hamad va engager tout un cabinet d’avocats américains pour congeler tous les comptes en banque à l’étranger de son père et ainsi lui ôter toutes ses possibilités de contre-attaque. Mais rongé par l’humiliation et la maladie, Cheikh Khalifa, perdit peu à peu toute velléité de lutte. Aidé par des cousins, il termina sa cure en Suisse, puis se rendit en France, et plus tard, à Abu Dhabi, jusqu’à ce que vieillissant et à bout de force, son fils consentit enfin à son retour au pays en 2004. Son aîné, Abdelaziz*, tentera de renverser son frère, mais il échouera, sans quitter son exil en France. Ce qui explique sans doute, l’obsession possessive de l’émir Hamad pour ce pays

Il faut signaler, qu’étant héritier en titre, il aurait pu attendre la mort de son père, pour prendre sa succession. 
 Mais les choses changèrent quand il se maria avec l’intelligente et audacieuse Moza, qui n’oubliait pas les souffrances endurées par son père à cause de son beau-père Cheikh Kalifa… Celui-ci, quant à lui,  avait, comme bien des membres proches de la famille, décelé le ressentiment de sa bru envers lui, en même temps que l’amour profond que son fils vouait à Moza. Cheikh Khalifa, conseilla d’abord à son fils de prendre une 3e épouse, ensuite, des sources sûres allèguent  son intention de désigner l’aîné Abdelaziz, comme Prince héritier, en laissant la défense nationale à Hamad… à son retour de Suisse !  

Mais Hamad, en tant que chef des armées, avait tissé des liens étroits avec les américains.  
Aussi,  depuis la deuxième guerre contre l’Irak, avait- il a eu le temps de fignoler son plan de prise totale du pouvoir, pour lequel, il avait le feu vert de ses soutiens anglo-américains. 

Débarrassé de son père,  il pouvait enfin conquérir le monde. A l’ horizon, plus de Fahd Arabie saoudite, ni de Nasser,  Boumediene, le coriace Hafez de Syrie, ni ce descendant du Prophète, nommé Hussein de Jordanie, ni Moubarak qui se croyait l’ unique « élu » du monde occidental,  ni Mouammar Kadhafi, qui a osé l' humilier , devant tous les gouvernants de la Ligue Arabe !
  
Al Thani, pour Thani ( 2eme) - comprendre ses obscures complexes: "second" par la signification du nom de la dynastie du Qatar par sa position de cadet dans la lignée paternelle, et en étant de plus, la dernière roue de la charrette arabe des riches pays du Golfe - c'est terminé! 

Désormais, son rêve prend la forme du vide même, de tout leadership dans le monde arabe et musulman...  Il sera le  leader suprême de sa tribu, maître du pays, et qui sait un jour:
  Hamad 1er du Qatar - 102e* Khalife ( ou Calife!) d’une nation, dont tous les pays seront sous la gouvernance de ses Dey  « frères musulmans », ou Bey ( comme bay'a, allégeance en arabe).
Quand on est  à la tête d’un pays, certes « micro-état » – mais qui représente la troisième réserve de gaz dans le monde, après la Russie et l’Iran, et dispose de réserves pour plus de deux cents ans,  avec de plus, non loin de son palais, le commandement central des forces américaines (CENTCOM) , ainsi que le plus grand dépôt d’armes américaines du monde hors du territoire des Etats-Unis,  avec en plus, une " légion islamiste arabe"  (comme celle qu' avait formé Ben Laden, en Aghanistan!) ... on ne craint plus personne!

Qui sait,  Hamad  serait-il à l’abri d’un coup du destin comme celui de ses deux prédécesseurs ? S’il ne craint  plus personne parmi les humains, qu’en est-il du Tout Puissant ? Puisque l’émir est censé être un musulman, a-t-il pensé à ce hadith : « le contentement de Dieu se trouve dans le contentement du père et Son mécontentement dans le mécontentement du père »… et cet autre, aussi terrible :
"La fitna sommeille dans chacun d’entre vous. Maudit soit celui qui la réveille ".   


Par ailleurs, Hamad, sait-il que le réveil a déjà sonné?  Par les réseaux sociaux, Face book ou Twitter et presse alternative, la majorité des internautes arabes et musulmans, pas seulement les modernistes, mais aussi des « islamistes »  rejettent  l’ ingérence de cet émir qui à l’ image du sinistre Bush, cherche à faire régresser leurs pays à l’ âge de pierre, pour faire rentrer le sien dans le monde « civilisé » du développement et de la reconnaissance internationale.

Pour ma part, faisant mienne cette phrase de Beaumarchais : « sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge »,   je n’ai cherché qu’à être le plus près possible de la vérité. Ayant été témoin et parfois protagoniste de certains évènements durant la grande époque des nationalismes libérateurs de nos pays,  il est de mon devoir de mémoire,  envers les jeunes générations de nos pays, de livrer ce que j’ ai vu et appris à la source de la réalité des personnages et des évènements que j’ai connus bien avant qu’ ils ne deviennent des « sujets » d’actualité.

À suivre insha’Allah !


* http://lecanardenchaine.fr/category/dossiers

* http//www. rfi/fr/afrique/
  
*http://www.alterinfo.net/LE-RICHE-EMIRAT-VEUT-REGENTER-LE-MONDE-ARABE-La-loi-du-Qatar_a89167.html


 (par Olivier  Da Lage) Article publié le 05/04/2004

lundi, avril 01, 2013

Alerte! Bachar El Assad à Doha?!

En ce 1er Avril béni de l' An 2013, l' avion du président syrien, Bachar el Assad vient d' atterrir à Doha!
Les deux "frères" ennemis se rencontrent -ils au nom d' une "Rahma" ( le Pardon) -  réconciliation in-extrémis pour sauver le peuple syrien qui se meurt sous les yeux du monde, et préserver le patrimoine historique qu'est la Syrie, de disparition dans la mémoire humaine?? Ou bien assiste-on a un deuxième chef d' Etat ( après Ben Ali) amené à fuir le pouvoir, mais qui a choisi l' antre de son meilleur ennemi, afin d' honorer la belle maxime bedouine "  Sous ma tente la sécurité est garantie même à mon ennemi."
Illusion satanique?? 
 
Pour nous calmer voici un hadith : "Le démon s'attaque à l'homme isolé et aux hommes quand ils sont deux. Mais quand ils sont trois il n'ose pas le faire. (Mâlik)"  
Trois ou plus... Grâce au ciel, sur cette image,  ils sont 4, Hamad, Bachar, Mouzah et Asma 

En cas de démenti... quand même, ne dites jamais jamais que l'espoir est mort!!!     

mardi, mars 26, 2013

Qatar, Tout En Un… (Chronique d’une Trilogie)

le 24/03/1980


Depuis 2011,  le Qatar intervient directement en tant qu’acteur politique dans une perspective de puissance.  Comment comprendre  l’implication de l’émirat dans ces mouvements djihadistes, qui de Tunis, en Libye, Egypte, Syrie et jusqu’au Sahel, ont généré tant  d’assassinats, d’exode de population et de fractures impitoyables dans le monde Arabe, si l’on ne connaît pas vraiment l’Emir qui le dirige ?  Il est UN dans un TOUT – chargé de « remodeler » selon le NOM ( nouvel Ordre Mondial) le monde Arabe… D’ autant plus, qu’avec sa chaîne de télévision Al Jazira, on assiste à de véritables appels aux meurtres, suivis d’exécutions, comme cela a été perpétré contre le Cheikh  Muhammad Saïd Ramadan al-Bouti, qui ouvre ainsi le premier volet de ma trilogie sur l' Emir du Qatar... Et ce, à partir de mes sources personnelles engrangées au cours de mes années d' enquêtes, pour les besoins de mon livre ( qui demeure une étude inépuisable, inédite et toujours d' actualité). Mais aussi de vie et des nombreuses relations tissées dans tout le Proche-Orient Arabe... A une époque où rares étaient les journalistes, écrivains et autres "affairistes"avides , qui pouvaient se targuer d' avoir accès au monde "profond" de l' opinion Arabe.  

I-Syrie, assassinat du Cheikh Al-Bouti


 "Celui qui tue un croyant intentionnellement  sa rétribution sera la Géhenne dans laquelle il demeurera toujours ; Dieu est en colère contre lui, l'a éloigné de Sa miséricorde (la'ana) et a préparé pour lui un châtiment énorme" (Coran 4/93).

 Comment arrive-t-on à fonder sa vie sur la mort des autres ? La vie, comme revanche, pouvoir, puissance. Du Qatar fut lancée la fatwa du Cheikh al-Qaradawi, tribun religieux sur Al-Jazira,  appelant publiquement à l’assassinat de « toute personne, y compris les savants religieux, s’opposant à l’armée syrienne libre », le bras armé de l’opposition syrienne.

Est-ce cela l’Islam ? Des religieux ordonnant la mort de musulmans, allant jusqu’à se réjouir du lynchage à mort de Mouammar Kadhafi, à la télévision qatarie. Il semble, qu’à l’exemple de Bush, qui « parlait » avec Dieu, les cheikhs « téléislamistes » de la fitna et de la mort fratricide, parlant au nom d’Allah,  finissent par devenir des fous  dangereux!

A l’ opposé, nous avons Cheikh Al-Bouti, un homme pieux, tranquille, savant, érudit, prêchant la paix et le « juste milieu » en toute circonstance
C’est ce grand homme, que j’ai connu en 1980, bien avant que le public algérien, et autres pays arabes ne le découvrent. Il était alors doyen de la faculté de la Shari’a et professeur à l’université de Damas. Dans mon livre « Ordalie des Voix », (Paris, 1983) - je ne rapporte qu’un fragment de notre long entretien, enregistré dans une cassette,  concernant l’émergence de  mouvements islamistes pas encore « Djihadistes », mais plutôt orientés vers l’instauration d’une shari'a radicale dans les pays musulmans, visant principalement les femmes.

 Aujourd'hui  en réécoutant, sa voix et ses paroles dans cet enregistrement d’il y a plus de trente ans, je comprends qu’un tel homme, racé, au maintien délicat, à l’esprit riche de toute son érudition savante, représentant le mieux, l’Islam des Lumières – était destiné à mourir en martyr. Sacrifié,  comme avant lui,  tant de justes le furent, en Son Nom,  paix (Islam), par ces « islamicides », bras armés d’un Dajjal qui n’a eu de cesse de diviser l’Islam en 73 sectes.

En vérité, Cheikh Al-Bouti, était un être de grande noblesse morale, spirituelle et physique, face aux brutes, braillards, bouffis de toute la laideur dont Allah les a pourvus physiquement, comme pour annoncer d’avance la noirceur de leur cœur aride et sans pitié.   

Seul, contre ces spécialistes des « fatwa de la mort », Cheikh Al Bouti, en appelait à la miséricorde et à la préservation de toute vie. Comme durant la décennie sanglante en Algérie,  pendant que Al Qaradawi  faisait via Al Jazira  son show manipulateur  des souffrances du peuple algérien,  Cheikh Mohammed Saïd Ramadan Al-Bouti, était un des rares, parmi les savants musulmans, à  condamner les assassinats  et à exhorter les terroristes à la raison, en leur démontrant  par des versets clairs, et des hadiths irréfutables que leurs actes  n’avaient rien à voir avec le Djihad.

Mais encore,  le  13 juin 2011, pendant la répression de la Révolte syrienne de 2011, lorsqu’il  publia  une fatwa interdisant aux militaires de tuer des civils.

Aussi, en rendant cet hommage à la mémoire de Cheikh Al-Bouti, je déplore la perte d’ un esprit des Lumières de l’ Islam, dont on avait bien besoin, en ce troisième millénaire, qui semble avoir sonné de par le monde, et surtout en Occident,  la grande chasse à l’ Islam et le harcèlement des musulmans, quand ce ne sont pas eux-mêmes qui se chargent de la sale besogne, en s’ éliminant les uns, les autres !

Par conséquent, il ne s’agit pas de prendre parti, pour le gouvernement, ni aucun des groupes « rebelles » dans un conflit qui a déjà fait couler trop de sang du peuple syrien. Car, ils sont tous coupables de la destruction et du chaos de ce beau pays, jadis terre de raffinement, et d’un certain art de vivre… Barbares confrontés au vide de leur âme asservie aux desseins de leur pire ennemi, le sionisme, dont ils ont fait le vainqueur de leur décadence  
    
 Tel est le monde musulman d’aujourd’hui, où pas même un semblant de Miséricorde n’apparaît d’ entre ces pays pour condamner un tel abominable meurtre.
Un seul pays, l' a fait. L’Algérie, se distinguant  par son courage et son indépendance politique, en condamnant haut et fort l’assassinat de Cheikh Mohammed Saïd Ramadan al-Bouti ! 

C’est ainsi, que les imams algériens, ont rendu vendredi un hommage au martyr Cheikh Al-Bouti,  tué jeudi avec son petit-fils et 47 disciples, lors d’un attentat terroriste à la mosquée Al _Imane de Damas.

Il avait eu 84 ans le 21 mars dernier... Mais il aura eu une grande et belle vie. Son assassinat, avec celle de son petit fils et tous ces innocents musulmans qui écoutaient son enseignement dans la mosquée,   marqueront à jamais du sceau de l' infamie, leurs meurtriers et leurs commanditaires. 

Finalement, malgré l' horreur du geste lâche et mécréant,  cet attentat terroriste contre Sheikh Al-Bouti, est en lui-même une reconnaissance de la grandeur de oeuvre, en lui désignant une tombe d' honneur ( qu' il n'aurait sans doute pas eu s' il était mort dans son lit) ...  Car, il a  été inhumé à Damas, samedi 23 mars, près de la tombe du célèbre sultan Salah Eddin ( SALADIN),  qui reprit Jérusalem aux Croisés en 1187, sur ordre du gouvernement syrien. Tout un symbole de prédestination aussi dramatique que grandiose! 

Que Allah t’accueille dans l’immensité de son paradis, Cheikh Al Bouti, car  ton nom demeurera pour toujours, dans les plus belles pages de l’ Histoire de la Syrie, et ta mémoire dans le cœur de ton peuple, dans celui de tous les musulmans  sincères, et particulièrement  les algériens -  un modèle de bonté,  lucidité, de courage et de modération… ainsi qu’ une malédiction de plus sur  tous les extrémismes destructeurs !

انا لله وانا اليه راجعون




A suivre... « Défis et Soumission de l’Emir »


samedi, mars 09, 2013

Tunisie, Les Nouveaux Prêcheurs Du Qatar

La Tunisie pionnière du « Printemps arabe », semble avoir été choisie par les missionnaires du Qatar pour inaugurer une nouvelle méthode de « purification » des mœurs… Après le voile des fillettes, la tentative de destruction de mausolées voués à la mémoire de saints, voilà que les « maisons closes » sont prises à parties ! Cette fois, au lieu d’y aller avec des prêches menaçants, ou à coups de sabres, on favorise « la bonne parole » avec sanglots dans la voix à l' appui et des larmes aux yeux! Le tout bien encadré et filmé avec la promesse de faire publier ‘son appel » sur internet.

Hé bien, moi aussi, je publie la vidéo, ne serait-ce que pour montrer la manipulation grotesque de ce prêcheur venu du « paradis » qatari… Certes, je suis contre les maisons closes, mais c’est aux gouvernants, et aux organisations sociales de le faire ! En effet, si l’action de fermer les maisons closes est louable en soi, ce qui est gênant dans cette mise-en scène, c’est le prêcheur lui-même et sa volonté à peine déguisée de rabaisser les tunisiens!

 Faut-il donc à la Tunisie, un qatari pour s’émouvoir de la situation de pauvres femmes obligées de se prostituer pour faire vivre leur famille ?? N’y a-t-il pas un tunisien, ou une ONG du pays, pour aller faire l’éducation « morale » à ces femmes, en leur offrant une voie de rechange, comme l’assurance d’un travail décent à travers un programme de réinsertion sociale ??

 Et il pleure le « bon » qatari, en oubliant, les Palestiniens emmurés depuis plus de soixante ans par les juifs-sionistes! Il sanglote cet homme "pieux", pendant que  les femmes, enfants et vieillards sont massacrés dans le monde arabe, que des gens comme lui, ont dressé les uns contre les autres, jusqu'à devenir des peuples en exode, fuyant leurs pays détruits, et pleurant leurs êtres chers assassinés ou disparus…

La dégradation des mœurs est hélas le lot de tous les pays de la planète, même ceux qui se croient
 intouchables, la différence est que, chez les uns, la prostitution s'affiche publiquement, et chez les autres ça se passe en catimini, ou dans l’importation de « call girl »… Ce n’est donc, pas spécifique à la Tunisie. Qu' il ose donc, aller en Algérie ou au Maroc, faire ce genre de publicité sur les "bonnes intentions du Qatar" en salissant l' honneur de ces pays, et il verra comment, il sera étouffé dans son propre (propre?!) dachdach!!!

En tous les cas, c’est honteux de venir ainsi insulter un pays chez soi. Je suis musulmane et certainement pas « ennemie de l’Islam », mais je trouve cette vidéo, odieuse pour le peuple tunisien, et en particulier pour les femmes !!! La morale n’a jamais donné à manger aux pauvres. Le droit, l’éducation et l’égalité des chances dans une société sont les meilleurs garants d’un ordre juste et solidaire dans une société.

Jusqu'à quand vont-elles durer ces ingérences perverses dans les pays arabes? Jusqu'à quand les citoyens et les gouvernants vont-ils permettre l' intrusion d'étrangers porteurs de "fitna" dans leur société???

Les interventionnistes se suivent et ne se ressemblent pas... les méthodes changent sans occulter la main du diable qui les ordonnent. Il y eut les bombardements de l' OTAN,  qui, au nom de  " l'humanitaire et démocratique" a bombardé sans pitié des villes et peuples... Les "djihadistes"  qui au nom de "leur" Islam des cavernes, font  s'entretuer les musulmans, en rasant les pays de tout patrimoine historique... et maintenant voilà des prédicateurs foulant des pays qui ne sont pas les leurs, pour apporter leur "morale" des deux poids et deux mesures. 
 Ya latif menhoum ! 
لاحول ولا قوه الا بالله

mercredi, mars 06, 2013

Hugo Chavez...Un Juste Nous Quitte

 Arriba comandante! Viva hugo Chavez, viva Vénezuela! Tu legado trasciende la muerte, el tiempo y la geografia.


Hugo Chavez, Président du Venezuela et bien-aimé de tous les opprimés de la terre, est mort, mais son leadership de chef d' Etat debout contre les pires bouchers des temps modernes, demeure à jamais dans la mémoire des hommes et femmes libres de par le monde.

Ce n'est pas en fonction de son idéologie socialiste, qu'il a pu se faire tant aimer et admirer, aussi bien dans son pays que dans le reste du monde, comme en Afrique et dans le monde arabo-musulman, mais son sens de la justice, sa générosité solidaire, ainsi que son courage unique, pour dénoncer la fourberie d' une oligarchie militaro-industrielle mondiale,  devenue le bras armé du sionisme colonialiste, et du djihadisme salafiste détruisant tout sur leur passage...
 
On n' oubliera jamais Hugo Chavez  à l' ONU, avec son fameux " Je suis debout à la place du démon  bush, ça sent le souffre autour de moi!". Et par delà toutes ses actions et prise de position courageuses contre les guerres interventionnistes des alliés du sionisme, bombardant tant de pays arabes, il restera le souvenir de sa défense intransigeante du peuple Palestinien.

 Il mériterait bien, trois jours de deuil national dans nos pays... si nous avions des gouvernants conscients et reconnaissants envers el commandante pour sa fidélité inébranlable, incorruptible, au non-alignement chère à la « Déclaration de la Havane » de 1979, et  son engagement pour la cause de la Palestine.

Que ton âme repose en Paix, magnifique Hugo Chavez - Que Dieu t' ait dans Sa Sainte Miséricorde.
   "Le tombeau des héros est le coeur des vivants"
 A; Malraux.

jeudi, février 14, 2013

ALGERIE, A LA "UNE" SUR LE NET !

Article de Djerrad Omar

L’ALGERIE ENTRE LA CONVOITISE DES UNS, LES VISEES ET LA REVANCHE DES AUTRES : A l’ombre des «printemps arabes»

Que de la propagande, subversion et mensonges contre cette Algérie qui devrait rester sous tutelle de prédateurs ou, au mieux, dirigée par des pantins. Qui peut mieux servir qu’un des siens félon? Combien d’entre eux, par frustration ou revanche, ont choisi l’exil pour fustiger leur pays ou se mettre au service de forces hostiles ; sous l’étiquette d’«opposant ». L’un d’eux, à l’étranger, a poussé la débilité jusqu’à dire «...heureusement, que le peuple algérien, grâce aux opposants, sait pertinemment, que les dirigeants actuels de ce régime dictatorial ne sont pas algériens!» Rien que ça !

Ces serviteurs se croient les plus clairvoyants en s’échinant à nous mentir, depuis «l’extérieur», sur des choses que nous vivons ici. Ayant connu, pour la plupart, le pouvoir - qui les a évincés, souvent pour de bonnes raisons - ils s’autorisent à nous dicter, avec dédain, ce que nous devons retenir et faire. Comprenez : ‘‘révoltez-vous !’’ et ce, pendant qu’eux, avec leurs rejetons, font des affaires! La revanche transparait dans leurs écrits qui s’observent plus comme du dénigrement, louvoiement et propos méprisants que comme des analyses objectives. Tous restent égaux à eux-mêmes à claironner les thèses de leurs maîtres. Leur objectif reste cette Armée et ses cadres, qu’ils mettent au pinacle des maux, qui a fait échouer leurs espoirs de revanche pour ne pas avoir obtenu ou gardé la parcelle de pouvoir espérée. En fait, ils ne cherchent, au juste, qu’à remplacer ce pouvoir en se faisant aider par des États connus pour leur passé immoral et leur présent dévastateur ou des États riches bien loin des valeurs qu’ils prétendent défendre.La réalité, contrairement à leur matraquage, est que l’on se sent beaucoup mieux et en sécurité que nous l’avions été durant la «décennie noire» faite de feu et de sang où beaucoup, de nos «amis» étrangers, incitaient plutôt au désordre. On ne sent pas la répression qui nous pousserait à fuir ou à nous révolter. Faire croire que l’on vit sous un «régime dictatorial et répressif» est un mensonge. La liberté est réelle et les effets de la ‘‘crise mondiale’’ sont bien supportés.
 
Le ‘cyclone’, souhaité pour l’Algérie, est déjà passé, il y a 24 ans
 
L’Algérie à suffisamment de richesses. Les projets de développement et les réalisations battent leur plein. L’État investit dans les grands projets structurants. Le Plan quinquennal 2010/2014 consacre une enveloppe de l’ordre 286 milliards de $ d’investissements touchant tous les secteurs. 130 milliards de $ sont destinés au parachèvement des anciens projets (rail, routes, eau…)  et 156 milliards de $ pour les nouveaux projets.Il reste encore des carences, le problème de chômage, cette maudite corruption qui n’est pas «érigée en dogme» comme on le prétend. Il reste aussi cette injustice dans l’accès à certains emplois, la persistance de la bureaucratie dans certains secteurs, le diktat des spéculateurs, l’insuffisance dans la qualité des services en particulier dans la santé, les assurances sociales et surtout la mauvaise utilisation des compétences. Il faudra une cohérence dans le système de gouvernance et une meilleure répartition des richesses etc. Cependant, «avoine de mon pays vaut mieux que blé étranger» dit une sagesse ici.Reconnaissons que l’État a su sortir du trouble en renforçant les lois et en investissant dans les grands projets, les infrastructures, les logements sociaux ou participatifs qui demeurent encore insuffisants par rapport aux capacités disponibles.
Le ‘cyclone’, souhaité pour l’Algérie, est déjà passé, il y a 24 ans, où l'on a vu les méfaits de l'incompétence, de l’ingérence et du mensonge.
Bien sûr que tout n’est pas parfait, comme partout dans le monde, mais faire croire qu’ils feraient mieux s’ils avaient le pouvoir est une tromperie. Les choses deviennent plus subtiles et laborieuses quand on accède au pouvoir,à fortiori, quand on est parrainé de l’extérieur. On le constate en Egypte, en Tunisie et en Libye.«Piocher parait facile en te regardant papa !» dit-on.
Qui dans les États dits de ‘droits’, n’a pas ces insuffisances ! On a tous vu  les ‘scandales’ avec ses rétro commissions dans lesquels de hauts responsables de ces pays, de droit, seraient impliqués et bien d’autres corruptions et fraudes. On connait où mènent, aujourd’hui, leurs théories et leurs idéologies.
L'opposition n’est pas «satellite» au pouvoir comme on s’évertue à nous le faire croire. La liberté de la presse et la critique sont réelles, elle n’est pas «aux ordres» comme on l’accuse intentionnellement. La justice fait de grands efforts. Nous connaissons nos insuffisances et nos tares; les solutions exigent de la réflexion, des tactiques, du temps et de la patience. Quant à s’employer constamment, par revanche, à tromper en incitant nos enfants à se révolter pour réaliser leurs ambitions, par le «chaos», ce n’est ni de l’intelligence ni de la politique, mais de l’hypocrisie et du commérage.
 
Tromperie !
 
 Tous ces «opposants à l’étranger» déclarent être «antisionistes, anticolonialistes etc.» en affirmant défendre les intérêts du peuple. L’Empire colonialiste et impérialiste, dit aussi qu’il «défend les peuples contre leurs tyrans», qu’il apporte la «liberté» et la «démocratie»; comme pour les palestiniens,  les libyens, les irakiens, les afghans, les ivoiriens, les somaliens, les soudanais, les maliens, les syriens. Tromperie !
Cet Empire reste, dans son essence, dangereux et prédateur, même habillé d’oripeaux élogieux. Observons : Selon leurs écrits et déclarations, ils soutiennent  la même ligne que l’Otan et les sionistes. Ils appuient  la politique marocaine, colonialiste, sur le Sahara occidental - en reprochant à l’État algérien de défendre le choix  des sahraouis - ainsi que la volonté du Maroc d’ouvrir la frontière, alors qu’il est la cause de sa fermeture. Ils lui reprochent également de ne pas s’être aligné à l’Occident contre les «dictatures» en Libye et en Syrie. Pour cela, ils mettent toutes les institutionssous les «ordres de l’armée» y compris les partis, les associations et les journaux. Leur dissociation psychique va jusqu’à imputer tout au Président, aux cadres de l’armée, à la justice. Quand on sait qu’ils sontles piliers de la stabilité d’un pays on comprend bien leurs intentions. 
 
En Libye, ils ont soutenu les «thouars» et leur CNT, un ramassis de renégats (qui ont presque tous émargé à la NED/CIA) qui ont fait appel à l'Otan avec l'appui du sioniste BHL. La voici cette Libye, outragée et déchirée - gouvernée par une clique mafieuse aux ambitions farfelues, aux tuteurs divers, composée de libéraux monarchistes, d’islamistes proches des ‘‘frères’’, de djihadistes proches du Qatar et d’Al-Qaida - où circulent désormais des terroristes, des armes et où s’établissent des réseaux d’intelligence liés à l’étranger.
En Syrie, ils soutiennent le complot américano-arabo-sioniste qui s’emploie à changer le régime réfractaire, qui résiste aux fachos islamo-occidentaux,en érigeant une clique semblable à celle de Libye, flanqué d’une horde hétéroclite de tueurs composée d’arabo-musulmans mercenaires. Un «CNS d’Istanbul», de supplétifs, en faillite vite remplacé par une «Alliance de Doha» des mêmes félons ! Après 24 mois d’agression, la résistance farouche des syriens semble, au regard des développements sur le plan politiques et surtout militaires, évoluer vers leur déroute.  
Sur le Mali, ils tergiversent sur la position de principe de l’Algérie dans le sens qui mettrait le pays dans le piège en s’essayant de la compromettre et l’affaiblir.
C’est l’opération libyenne, menée par la France, qui est à l’origine de la militarisation au Mali. Comment se fait-il que la France qui a toujours joué sur le séparatisme Touareg, par le chantage, change maintenant pour défendre l’«intégrité territoriale»de ce pays tout en jouant sur les ethnies, les religions locales et l’épouvantail islamique ? Si la France veut, aujourd'hui enfin, ‘casser’ du terroriste au Mali, alors qu’elle les soutient en Syrie avec le Qatar, c’est son affaire. L’Algérie qui s’y emploie depuis des années saura s’en occuper, seule, s’ils s’y aventurent chez elle!
 
Cette prise d’otage ? Il s’agit d’une part d’humilier et d’embourber l’Algérie en anéantissant ses principes de façon à la percevoir faible et inconsciente et d’autres part, au regard du choix des otages étrangers, pousser leur pays à faire pression sur l’Algérie pour la faire céder.
La rapidité et la fermeté avec laquelle a été réglé cette prise d’otage a dérouté les comploteurs. On doit comprendre que dans la vision des algériens, le chantage par l’otage est un acte infâme auquel il faut répondre par l’anéantissement; quel qu’en soit le prix ! Quand la mort est perçue certaine, par ce moyen, et sans résultat, les ravisseurs potentiels ne s’y aventureront plus jamais !
 
Le forcing de l'ANP à In Amenas, une gifle punitive à l'ennemi !
 
L’Algérie peut aider, sans s’y impliquer, en conformité avec les décisions de l’ONU. Quant à la propagande et les spéculations autour de cette conjuration, répondons par cet extrait de Aïcha Lemsine : «La stratégie du ‘‘secret’’ entourant toute opération militaire, est une tradition algérienne acquise de la fameuse ALN… transmise à travers les générations à l' ANP…Par conséquent, les médias internationaux, et certains pays occidentaux, qui déploraient "l'opacité" de l' assaut  des Unités Spéciales de l' ANP pour libérer  les otages… prêchaient le faux pour avoir le vrai, ou bien…faisaient preuve de la plus haute hypocrisie, voire de complicité…avec les ravisseurs!... De plus,  des armes, non "de rebelles", ni  "d'activistes" comme soudain les nomment certains médias français (BFM, TF1, ARTE, F24, etc.) et autres pharisiens du même genre, mais un véritable arsenal de guerre... Finalement, l'échec de déstabilisation de l'Algérie, est une gifle nationale et patriote à ses commanditaires étrangers». 
Les réactions étrangères semblent, dans l’ensemble, favorables.  
Ils ne disent rien sur la récupération des révoltes en Tunisie et en Égypte par les ‘frères’ que soutiennent les mêmes forces occidentales. Ils taisent aussi les révoltes au Bahreïn et en Arabie saoudite qui réclament pacifiquement des droits légitimes. Ils soutiennent les thèses de l’Empire quant à l’ingérence dans les affaires des États. Ils aiment les médias dits «mainstream» qui les supporte. Ils s’associeraient avec le diable s’il peut satisfaire leur égoïsme.
Leur propagande montre bien leur tendance et leur visée sans ambiguïté. Nous n’avons pas trouvé un seul de leurs écrits condamnant «clairement»  le terrorisme. Leurs déclarationssuscitenttoujours l’équivoque sur les commanditaires - comme «ceux qu’ils nomment terroristes» - alors qu’ils savent ‘‘qui tue qui’’ et ‘‘qui protège qui’’ dans tous les pays où ces tueurs sont introduits. Des idées,positions et déclarations qui sont aux antipodes de la quasi majorité du peuple; comment, dès-lors leur faire confiance ?  
Tous ces arabo-monarques, vassaux, sont acquis aux thèses américano-sionistes. L’Occident se moque royalement des libertés, de la démocratie et des droits dans ces contrées utiles. Que nos arabo-musulmans restent archaïques et obscurantistes cela n’est guère son souci tant que ses intérêts sont préservés.
Tous ces «opposants» arabes sont parrainés. Ce sont eux que l’on «aide» pour renverser les régimes indociles et que l'on installe, chez eux, comme «représentants légitimes»...jusqu’à nouvel ordre.
L’Égypte de Morsi dit maintenant être «prête à dialoguer avec Israël» et à un «retour des juifs égyptiens». Il serait bien de dire «tous les juifs à leur pays d’origine». Le sinistre Cheikh qataro-égyptien, Kardhaoui, celui qui émet des fatwas assassines, a encouragé à voter la constitution pour «bénéficier des dollars qataris». Il a déclaré, récemment : «il faut en finir avec cette gouvernance ‘‘de famille’’ sauf pour les monarchies».
En Tunisie, Ghannouchi s’était bien rendu à Washington pour recevoir la distinction de «grand intellectuel de l’année 2011» décernée par le magazine Foreign Policy. Ont assisté à la cérémonie entre autres Dick Cheney, CondoleezzaRice, Hillary et Bill Clinton, Robert Gates, John Mc Cain, Nicolas Sarkozy, R.T Erdogan, le franco-sioniste BH Lévy. Le voilà donc au pouvoir soutenu par les monarchies du Golfe.
L’Islam de ces monarchies est étrange. Il est modulable selon leurs intérêts pour devenir carrément un instrument de guerres entre «frères». Pour cela ils y ont mis tous les moyens médiatico-financiers et religieux pourl’embrigadement et l’endoctrinement ;  donnant du coup aux détracteurs de l’Islam les arguments inespérés justifiant leur ‘‘islamophobie’’. Ces détracteurs avancent, maintenant, comme preuves les faits et gestes de ceux considérés «éminences religieuses».
  Les Occidentaux disent, par arrogance et avilissement des consciences, faire des «guerres humanitaires», pour «notre bien». Quel altruisme! C’est pour cela qu’ils ont agressé l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, divisé le Soudan et s’emploient à le faire en Syrie ; placent leurs assujettis en Égypte, en Tunisie et au  Yémen ; s’acharnent à mettre en échec les révoltes du Bahreïn et d'Arabie Saoudite.
Ce sont ceux-là que nos «opposants» soutiennent quand ils disent avec satisfaction que les   «…régimes illégitimes et corrompus de nos régions arabes …sont en train de tomber les uns après les autres» alors qu’ils savent qui en est le maitre-d’œuvre en conformité avec les plans conçus, baptisés «Nouveau Moyen-Orient» complété par le projet sioniste «Yinon»,visant à morceler le monde arabe en ‘‘petits États’’ pour les rendre impuissants. Un Sykes–Picot 2 en somme.
 C’est cette démarche et tactique que suivent nos «opposants à l’étranger» visant à affaiblir l’État algérien avec les mêmes thèmes et intox de caniveaux rabâchés, à la nausée, depuis des années. Ils sont rejoints par ces  ‘‘ploucs’’ «autonomistes» convertis en catastrophe en politicien de contrebande que soutiennent les milieux nostalgiques et qui s'encanaillent à Tel-Aviv.
Ils ont des sites et des chaînes TV à l’exemple de ‘Rachad Tv’ ou ‘El-Magharibia’  sises à Londres que soutient le Qatar. Bien que dénommée ‘la maghrébine’, 95% de son programme est consacré au dénigrement de l’Algérie. Elle est financée aussi par le fils de Abassi un «homme d’affaires» selon son Directeur en cachant cependant ceci (selon ‘algerie-dz.com’) : «Salim Madani, fils d’Abassi Madani, …a rendu visite au Maroc … Il a rencontré nombre de cheikhs salafistes et membres de la famille royale ainsi que des officiers du Makhzen….[il] leur a proposé de mettre à leur disposition la chaine Al-Magharibia qui émet …des programmes antagonistes à l’Algérie ... et recevoir une contrepartie financière, ont indiqué des sources bien informées à ‘’Numidianews’».
 Ils nous reprochent de ne pas être gouvernés par ceux qu’ils auraient voulus en admettant, pour cela,  le «chaos». Ils s’échinent à rendre leurs frustrations comme étant les nôtres en incitant nos jeunes à se révolter pour réaliser leurs ambitions ratées. Leurs agissements sont tellement désuets qu’ils ne risquent pas de passer. Plus personne ne prend au sérieux leurs diarrhées verbales et leur art dans le retournement. Tous savent qu’il n’y a rien de cohérent dans leur bave qui leur sert d’argument. Ils déblatèrent, sans preuves, à longueur d’année sur du ‘faux’ et du mensonge. La plupart n’avaient jamais fait le minimum d’effort au service de leur pays. Ce n’est qu’une fois ‘éjecté’ après avoir baigné, pour beaucoup, dans la luxure et l’escroquerie qu’ils se découvrent des vertus et des aptitudes…à la dévotion dont ils se servent comme piédestal pour mieux tromper.
 
Notre armée est une institution stable et cohérente
 
 Notre armée est une institution stable et cohérente. Elle est populaire et donc en harmonie avec le citoyen. Elle n’est pas au service d’une classe. Toutes les armées du monde n’existent que pour défendre leur nation de l’agression extérieure, de la subversion et des risques de chaos. En Algérie, ces éléments étaient réunis et prouvés, son intervention était donc légale, justifiée, souhaitée.
L’opposition patriote est celle qui propose des solutions réelles aux problèmes de son pays et non celle qui ne fait que dans la manipulation et le dénigrement des institutions dans le but de les déstabiliser. Elle doit viser, par la critique constructive, le système politique, économique et social et non l’armée, ses cadres et ses services de sécurité. Sinon il s’agirait d’une volonté de sabotage.
Notre démocratie est certes inachevée en raison de certains intérêts et des ingérences, mais le régime en Algérie est bien loin des qualificatifs moribonds qu’on lui accole, à dessein, en le comparant à certains régimes arabes despotiques et népotiques. Aucun des Présidents et gouvernements qui se sont succédé, depuis l’indépendance, n’a été à la botte de qui que ce soit, encore moins des sionistes comme on les accuse par tromperie. La majorité des pays arabes, dont ils partagent les thèses, sont soutenus par l’Occident colonialiste et impérialiste, alors que l’Algérie est restée leur convoitise qu’il fallait déstabiliser par tous les moyens. C’est incomparable.
La France, des nostalgiques, reste aux yeux des algériens la plus à craindre. M. Y. Bonnet, ancien patron de la DST, parle d’un «lobby anti-algérien au Quai d'Orsay». Nous le savons en y joignant«sioniste» qui dicte à la France sa politique étrangère. Il ajoute que le «Printemps arabe» n’est pas «dénué de manipulation extérieure [qui] est dû à des constantes, celle historique, celle géographique concernant la Méditerranée et une autre constante que j'appellerai les ingérences. Je défie quiconque pouvant me prouver que l'ingérence a été bénéfique dans … l'histoire de l'humanité,».
Voici aussi un passage du texte de Tony Cartalucci (traduit par ‘‘Résistance 71’’) «En remontant à Août 2011, Bruce Riedel, du think-tank de la Brookings Institution, financé par le cartel des entreprises monopolistes, écrivit ‘Algeriawillbenext to fall’ où il dépeignait que le succès prévu en Libye renchérirait les éléments radicaux en Algérie, particulièrement ceux de l’AQMI. Entre la violence extrémiste et l’anticipation de frappes aériennes françaises, Riedel espérait de voir la chute du gouvernement algérien.» Donc méfiance !
 
Laissons-les donc aboyer et s’encanailler pendant que l’Algérie avance
 
Comme il faut se méfier de cette imposture «confession du Général X» reprise par plusieurs médias ‘on line’. Il s’agit en fait d’un article sorti des officines de la propagande subversive destiné à créer un climat de suspicions en prélude à la mise en branle d'un plan de déstabilisation de l'Algérie. Les termes, les citations, les formulations, les erreurs, le français des ‘nègres’ professionnels portent de forts soupçons sur un ou des «opposants» algériens accablés, effondrés. Comme par hasard, elle vient juste après l'action Française au Mali et 15 jours avant l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine. Un autre mensonge est distillé qui consiste à faire croire que nos enfants du "service national" vont être envoyés combattre au Mali.
 Terminons, pour la réflexion, par cette sortie sur une chaine française de ZiadTakieddine ; ce négociant en armements entre la France et certains pays surtout arabes. Une sortie, inattendue - dévoilant la corruption  et les actes criminels dont seraient coupables des dirigeants français - qui met la France, à nue, dans une position des plus inconfortables. 
Takieddine considère Sarkozy comme le principal responsable du complot contre la Libye et l’assassinat de Kadhafi lorsqu’il affirme «… la guerre en Libye était une guerre fabriquée de toutes pièces… les américains ne la voulaient pas … la France la voulait avec le Qatar …. il fallait tuer Kadhafi…car s’il gagnait il pouvait aller au tribunal international et dire beaucoup de choses…inclue des preuves et des éléments probants, cassants contre le pouvoir en France… je pense fortement que les services spéciaux français l’ont exécuté… la corruption en France a fait en sorte qu’il y a attentat à Karachi …qu’il y a guerre contre la Libye». Selon lui ses «amis» français, qui lui ont confié des rôles et bénéficié de rétro commissions, l’ont lâché juste au moment de ses ennuis judiciaires; allant jusqu’à nier cette «amitié» avec lui. D’où ce déballage (partiel) sur la corruption et les crimes en association avec le Qatar. Il dit détenir les preuves de tout ce qu’il affirme.
 Le monde, qui a pour fondement le bien, est conçu de sorte que les injustices ou les victoires obtenues par la force ne durent jamais qu’un temps; quelle que soit la force de l’oppresseur ou la puissance de l’agresseur. La proie peut aussi causer des dommages au félin; on l’oublie souvent.
 Ceci pour dire que ces milieux-là, avec qui s’accoquinent nos «opposants arabes» ne sont que des bandits, des falsificateurs, des corrompus, des menteurs, des manipulateurs et des meurtriers infiltrés, par escroquerie, dans la politique pour s’enrichir en trompant le monde. Ils seront toujours lâchés une fois qu’ils ont atteint leurs objectifs.
Le plus révoltant est que nos sots s’entêtent dans les sophismes qui leur sont inculqués, même si la réalité les contredit ; même si les manipulateurs confessent leurs mensonges. Malheureusement, «la raison et la logique ne peuvent rien contre l'entêtement et la sottise» (Sacha Guitry). Laissons-les donc aboyer et s’encanailler pendant que l’Algérie avance.
 
 
* Note sur de la subversion
 
 La subversion est une action qui regroupe l'ensemble des moyens psychologiques ayant pour but le discrédit et la chute du pouvoir établi sur des territoires politiquement ou militairement convoités (Volkoff, 1986 ; Durandin, 1993). Elle vise à susciter un processus de dégénération de l'autorité pendant qu'un groupe désireux de prendre le pouvoir s'engagera dans une guerre "révolutionnaire" (Mucchieli, voir Volkoff, 1986). Un état peut utiliser la subversion afin de créer le chaos dans un pays étranger. Elle est la base du terrorisme et de la guérilla.
 Les objectifs de la subversion sont :
 1-démoraliser la population et désintégrer les groupes qui la composent,
2- discrédité l'autorité, 
3- neutraliser les masses pour empêcher toute intervention générale en faveur de l'ordre établi (Mucchieli, voir Volkoff, 1986).
 La subversion utilise les médias de masses pour manipuler l'opinion publique par l'entremise de la "publicité" que les nouvelles lui accordent après des actions spectaculaires (Mucchieli, voir Volkoff, 1986). Cette publicité survient car elle provoque chez l'auditeur un changement perceptuel envers les antagonistes comme une forme d'identification à l'agresseur (Mucchieli, voir Volkoff, 1986). Les autorités sont perçues de plus en plus faibles et irresponsables, tandis que les agents de subversion paraissent plus puissants et plus convaincus de leur cause (Mucchieli, voir Volkoff, 1986). L'opinion publique vacillera un jour du côté des agents subversifs. Sans oublier que les groupes subversifs peuvent utiliser la désinformation et la propagande dans les journaux et les radios leur appartenant pour renforcer la manipulation de l'opinion publique.

Djerrad Amar
 Dimanche 10 Février 2013
 ***
Pendant ce temps... le charlatan des sales guerres,  Bernard Henri Levy dit "Botul", s'est trouvé une nouvelle cible à son errance de criminel de guerre, en l' Algérie!!!  Celui-là même qui avait ses entrées de "star" dans notre pays,  où on le faisait escorter par des gardes-du corps, et ses ami -es devenu-es ministre du gouvernement ( hélas oui!!)  ou leader de l' opposition... alors qu' il n'était (et l'est toujours!) qu' un SAYANIM en service commandé! La preuve, voilà qu' il a changé son fusil sioniste  d' épaule, et cherche à transposer le chaos libyen et autres présumés "printemps arabes" en Algérie... Il l' a annoncé lui-même. Ceci, pour vous dire à quel point, ce gibier de CPI est sûr de lui!! Car il s'est trouvé un nouveau larbin, borgne mais nuisible,  pour compléter sa panoplie de "RATS" à la libyenne...  Cette fois, dit-il, il fait route, avec Belmokhatar, dit Laouer ( le borgne), vers l'ALGERIE... où le peuple et son armée les attendent de pied ferme!    

mercredi, janvier 23, 2013

Eternellement Vôtre Sayyidna Muhammad !!!

Mes voeux les meilleurs à tous les musulmans! 



Cette nuit de laylet el Mawlid, rappelle la Naissance au monde de la meilleure créature - le Prophète Mohammed - 3alih essalat wa salem. C' est un moment de prière, d' évocation... et de joie!  Alger résonne de pétards, et dans ma rue, des enfants ont défilé avec des cierges en chantant: "zad ennabi wa afrahna bih, ya 3achiqin el rassoul, zaghratou 3alih!"... ( le Prophère est né, Ô vous, qui aimez le Prophète, saluez-le avec des youyou!" )... Dans les foyers sentant bon l'encens, on s'active dans la préparation du "couscous", le "trid",  la "tamina" au miel...

Au delà de l'effervescence joyeuse des enfants, la ville, comme toutes celles de l' Algérie, bourdonne  de  "Dhikr" (évocation), récitation du Coran, déclamation et Med'h ( Louanges au Prophète) -dans les mosquées.

 Le Prophète a dit :" Il m'a été octroyé par Dieu cinq qualités distinctives dont aucun Prophète n' a bénéficié avant moi:
1) J'ai triomphé par la persuasion rigoureuse :
La terre a été mise à ma disposition 
2) Comme mosquée
3) Comme purificatrice :
N'importe où se trouve quelqu'un de mon peuple au moment de la prière officielle, qu'il prie !
4) L'intercession m'a été confiée.
5) Le Prophète, dans le passé, était envoyé à son peuple spécialement; en ce qui me concerne j'ai été envoyé à l'ensemble des hommes".

Mais aussi: "  :- “Demandez la science, c’est une obligation pour chaque musulman et chaque musulmane”. 

- “Ecoutez et obéissez même sous la direction d’un Noir”.

- “Je n’ai été envoyé (comme Prophète) que pour compléter les hautes et dignes qualités”. 

"Ne sollicite pas l’autorité, car si elle t’est accordée sur ta demande tu en dépendras, et si elle t’est accordée sans que tu la sollicites, tu en seras le maître."

- “On demanda : ô Envoyé de Dieu, quel Islam est le meilleur ?— C’est, répond-il, (celui du) musulman dont les autres fidèles n’ont pas à redouter la main ni la langue”. 

 Quant aux intégristes salafistes dont les mains détruisent les mausolées de saints, tuent et profanent des tombes;  et leurs langues prêchent la "fitna", en s' opposant à ces célébrations nabawia, ils sont ceux-là mêmes à qui s' adresse ce hadith:  “Ceux qui divisèrent leur religion et se constituèrent en sectes, tu n’es nullement de leur nombre. C’est Allah qui sera saisi de leur comportement et c’est lui qui leur expliquera ce qu’ils faisaient”.
(Sourate El-Anâm).
 "Ne fait pas partie de notre Communauté, celui qui prêche l’esprit de clan : l’ethnisme (Al-assabiyah)
....

 Salut et bénédictions sur Sayyidna Mohammad , sa famille et ses compagnons.